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Censuré sur le sujet ”Quelle drôle d’idée”, donc…

68 réponses [Dernière contribution]
Hervé
Déconnecté
Inscrit: 07/03/2012

Pour moi la "main fixe" empêche le cheval de modifier son équilibre vers l'avant, de "se mettre sur les épaules", notament en étendant son encolure vers l'avant et vers le bas. Je ne vois donc pas l'intérêt de parler de "main fixe" avec le nez par terre.

De plus si le cavalier rallonge ses rênes en vue d'un franchissement avant que le cheval modifie son attitude il perd le contact.

En résumé la main fixe contribue à maintenir le cheval dans un équilibre artificiel, qui ne me semble pas présenter un intérêt quelconque pour le cheval d'extérieur, qui fonctionne mieux dans un équilibre naturel.

kick ass
Déconnecté
Inscrit: 04/09/2010
 

« La main fixe place le cheval dans un cadre, une attitude, un équilibre. Elle empêche le cheval d'en sortir. »

Oui

« La main "élastique", à défaut d'autre terme, laisse le cheval changer de cadre, d'attitude et d'équilibre, en l'accompagnant dans ces changements pour garder un contact. »

Oui

« D'ailleurs même les partisans de la main fixe sont obligés d'accompagner le cheval lors des franchissements, ce qui dit tout. »

Oui et non.
On accompagne le cheval en bougeant le cadre lors des franchissements et ce qui ne dit pas tout, non ! La main fixe rend très réactif le cheval et le cavalier se doit de l'être également. Comme exemple, si votre cheval trébuche à cause d'un cailloux et manque de mettre un genoux à terre, si vous n'êtes pas assez réactif en laissant filer les rênes, il va se prendre le mors avec violence car vous aurez gardé vos mains fixes. Aucun intérêt pour le cheval si ce n'est une forte douleur à cause du choc, le cheval a besoin de toute sa mobilité d'encolure pour pouvoir se rattraper. Si vous le bloquez, aucun bénéfice si ce n'est une douleur pour rien, car ce n'est pas avec vos petits bras que vous allez l'empêcher de tomber, s'il doit tomber et c'est illusoire que de penser le contraire ! 

Sans mauvaise fois et avec un peu de volonté, tout le monde s'accordera à dire, enfin j'espère, et quelque soit la méthode employée, que le cheval a besoin que le cavalier lui apprenne à améliorer son équilibre et par conséquent sa locomotion avec nous sur leur dos ? Et cet équilibre étant en perpétuel changement et parfois avec des changements très rapides suivant l'exercice à accomplir et la discipline.

Maintenant, si tout le monde est d'accord avec ce principe, dans la méthode avec la main fixe, c'est vous qui mettez le cadre effectivement, mais celui-ci bouge constamment suivant ce que vous avez à demander, mais aussi suivant l'avancée du cheval dans son dressage et dans son physique. Ce cadre n'est jamais fixe au contraire des mains qui le tiennent. Vous mettez le cheval dans un cadre, vous demander le mouvement puis vous laissez faire et le cheval vous donne ce qu'il peut à ce moment précis. Au fur et à mesure du dressage, le cadre se raccourcira parce que le cheval aura acquis plus de force dans sa musculature et sera donc capable d'accomplir l'exercice dans un cadre plus restreint.
Je rappel qu'ici le cadre dont on parle, est la longueur de rênes séparant main/bouche, contrôlant l'ouverture tête/encolure avec un cheval supposé être devant les jambes. Le cheval doit être aussi réactif à la sollicitation par les mains que par celle des jambes.

Le paragraphe ci-dessus concerne donc un cheval à qui on a appris ce qu'était la main fixe lors du travail à pieds, ce qui est la base indispensable du travail monté !
Si vous grillez cette première étape, vous aurez alors un cheval qui subira des coups dans la bouche alternés par des mises dans le vide dans une incompréhension la plus totale.

Pour essayer de faire comprendre cette logique qui est différente de celle de la tension constante et donc pour moi d'une gène constante aussi petite soit-elle, je vous propose une petite démonstration :
Imaginez que vous êtes à la place du cheval et donc par conséquent, je vous demande de raisonner avec votre cerveau d'humain.
Des gens de confiance et bienveillant vous propose une expérience :
- Vous êtes dans un couloir étroit avec des murs de chaque côté, mais aussi avec un mur au fond. Vous avez 2 options : soit vous pensez que le mur n'en ai pas vraiment un et que vous allez pouvoir le traverser en vous élançant par exemple à toute vitesse ; soit vous avancez doucement vers lui pour l'examiner de plus prêt et voir si effectivement vous allez pouvoir le traverser, vous êtes prudent voir pas complètement débile, vous survivrez un peu plus longtemps…

Le résultat avec une main fixe, c'est le mur, vous vous le prenez en pleine face, le mur n'a pas bougé mais vous si, vous n'êtes pas resté collé face contre mur, mais vous reculez d'au moins un pas ou deux puis, si vous en êtes toujours capable, vous analysez ce qui vient de vous arriver. On pourrait comparer cela au cheval qui se ramène de lui même, au cheval qui après avoir été au contact du mors, détend ses rênes en réduisant l'ouverture tête/encolure, afin de repasser derrière la main (le mur).
Dans le cas de « la main élastique », le mur n'est pas en dur mais en papier et donc vous pouvez passer à travers.

Reprenons notre expérience,
maintenant que vous avez compris qu'il y avait un vrai mur au fond du couloir, vous n'allez pas vous acharner à essayer de le défoncer avec votre tête pour le traverser, au bout d'un moment ça risque vraiment de faire mal et en plus ça ne sert à rien !
Vous n'êtes pas non plus dans le pétage de plomb, vous êtes peut-être un peu sonné oui, mais vous vous calmez tout en essayant de comprendre le but de l'expérience, bref vous réfléchissez.

Donc, si le mur du fond du couloir se met soudainement à avancer vers vous, alors que vous êtes en train de marcher vers lui par exemple, vous allez commencer à ralentir voir vous arrêter ou même reculer pour éviter que le mur ne vous touche, je me trompe ?
Et, ce que l'on peut observer dans cette expérience, le renforcement négatif est présent ici uniquement lorsque vous vous rendez compte qu'il y a un mur parce que vous vous êtes cogné. Ensuite, c'est vous qui êtes libre du choix de vos mouvements face à ce mur qui vient vers vous, vous ne subissez pas de gêne physique puisque vous faite le choix de vous déplacer avant que le mur ne vous touche, bref vous faite en sorte de garder une distance minimum entre vous et lui afin d'éviter le contact.

La main fixe, pour le cheval s'est exactement pareille !
Le cheval ayant appris que le mors représentait un mur infranchissable, il va réagir (réactivité) avant qu'il n'y ait contact avec celui-ci, l'avancement vers vous du mur étant représenté ici par le raccourcissement/tension des rênes. Il n'y a aucun renforcement négatif puisque vous agissez avant la gêne et le cheval reste donc derrière le mors/mur.
Au contraire, si le mur se met à s'éloigner de vous, vous allez avancer vers lui, ceci étant représenté par un agrandissement du cadre et donc de l'ouverture tête/encolure pour faire une extension d'encolure par exemple. Le cheval a appris à suivre la main tout en évitant le contact.

La main fixe s'exerce aussi en latéral grâce au couloir des rênes qui peuvent être représenté ici par les murs droite ou gauche du couloir. Si l'un de s'approche de vous, vous allez faire un pas de coté, toujours pour éviter le contact. Chez le cheval, on contrôle ainsi les épaules.
Autre exemple, la main fixe s'exerce aussi en longe, vous les pieds encrés dans le sol pour faire pilier pendant que votre cheval tourne autour de vous. Lui, veillant à ne jamais tendre la longe afin d'éviter le contact. Si vous voulez raccourcir le cercle, sans bouger, vous réduisez la longueur de la longe et votre cheval suivra, toujours en maintenant la longe détendue.

Cet exemple ramené à l'humain donnerait vous avec une corde attachée autour du cou et devant tourner autour d'un poteau. Qu'allez vous faire ? Maintenir une tension constante de la corde quitte à vous défoncer les cervicales ou bien donner un peu de mou à la corde de façon à ne plus ressentir la gène ou la douleur ?
Donc, il y a bien renforcement négatif si vous tirez sur la corde, mais une fois que vous avez compris, vous faite le choix de détendre la corde tout en faisant les mouvements demandés mais en évitant cette fois ci la gène et la douleur !

Maintenant, examinons la main élastique.
Je peux me permettre de comparer les 2 méthodes car j'ai pratiqué les 2 et ceci avec le même cheval, donc je sais vraiment de quoi je parle.

La main élastique se fait sur des rênes tendues qui exercent une tension constante aussi fine la main soit-elle, dans la bouche du cheval. Pour demander quelque chose, vous êtes obligés d'intensifier la tension pour la différencier de la tension dite de base.
Qu'est ce que l'on peut en déduire ?
Il y a gène au départ car tension constante puis augmentation de la gène car augmentation de l'intensité de la tension pour que le cheval comprenne votre demande.
Donc, il y a bien renforcement négatif accentué par la demande, le cheval obéi à la demande pour se soustraire à l'augmentation de la tension.

Si vous laissez le choix du cadre au cheval, il fait ce qu'il veut ! Lors d'un travail pour améliorer son équilibre et sa locomotion, il faut parfois le mettre dans une certaine position sinon le travail va être faux. Et ça, ça prévaut quelque soit la méthode.

Je vais prendre un exemple extrême, à l'extérieur, votre cheval est très nerveux et a décidé de vous embarquer. Il va y arrivé par ce que vous avez déjà les rênes tendues, donc une tension constante qui s'exerce dans la bouche, votre cheval pas bête va profiter de cette tension pour s'appuyer encore plus. Il a beaucoup plus de force que vous !
Il ne vous restera alors, plus que l'arrêt d'urgence, des demi-arrêts violents pour lui faire lâcher le mors et j'en passe…
Résultat, vous allez devoir être violent dans vos gestes pour pouvoir sauver votre peau !

Avec la main fixe et un cadre donné au départ (cadre qui s'adapte constamment), le cheval ne pourra faire que la première demi-foulée de départ au galop et viendra automatiquement se cogner dans le mors. Pourquoi, parce que vous aurez eu le reflex de bloquer vos mains et ce qui aura pour effet de le stopper net !
Et c'est possible justement par ce que votre cheval est derrière la main et que lorsqu'il va prendre de l'élan ou faire sa bascule sur les hanches, si vous fixer vos mains, les rênes vont se tendre d'un coup et sa bouche va percuter le mors.
C'est comme si vous vous élanciez à fond et que vous étiez stopper net par le mur du fond du couloir. C'est exactement pareil dans la tête du cheval ! Du coup, c'est un rappel à l'ordre, un rappel que le mors est un mur infranchissable et qu'il ne peut justement par faire ce qu'il veut. Le cheval se calme car il s'est puni lui même mais aussi parce que ce n'est pas vous qui avait tiré sur les rênes. Cela pour le cheval, fait toute la différence au niveau émotionnel. La sanction a été très rapide, le cheval détend ses rênes et repasse quasi immédiatement derrière la main.

Voilà, je ne vous demande pas d'adhérer à ce concept mais seulement de faire l'effort de comprendre objectivement mon analyse sans déformer mes propos et sans mauvaise fois. J'ai essayé d'être la plus explicite possible et j'espère que mes exemples vous parleront.
Il est très difficile de comprendre une logique différente de la sienne parce qu'il faut changer son fonctionnement et cela est valable dans tout les domaines et pas seulement celui du cheval...



Hervé
Déconnecté
Inscrit: 07/03/2012

Desolé c'est illisible. 
Ce ne serait pas possible d'exprimer  les idées essentielles en quelques phrases ?

Denis
Déconnecté
Inscrit: 03/01/2014

c'est lisible , je constate que le renforcement négatif n'est pas compris, ce n'est pas faire plus ou moins mal pour se faire obéir, le principe du renforcement négatif c'est de cesser la demande dés que la réponse est donnée, les aides fonctionnent selon ce principe, la meilleure application c'est la descente des aides , critère de belle équitation.
Mais parler de renforcement négatif est très réducteur, la relation cavalier-cheval utilise un ensemble de codes de fonctionnements mélangeant un peu de conditionnement , un peu de réflexion et beaucoup de comportement naturel bio-mécanique qu'il ne faut pas réprimer.
Je ne doute pas que l'utilisation de la main fixe telle que Kick ass nous la décrit fonctionne pour avoir un cheval derrière la main. Par contre je ne pense pas que l'on puisse faire fonctionner la mécanique ainsi, ni que le cheval y trouve un confort indispensable pour qu'il se livre sans appréhension.
Pour moi, la main qui recherche le contact moelleux, n'implique pas une tension inconfortable, je la trouve plus confortable que la main fixe qui fait assez peur au cheval pour qu'il ne s'en approche pas (en fait combien de fois par minute le cheval se heurte t-il à elle ?).
Le côté élastique décrit le fait que le cheval doit conserver le désir de s'étendre, désir naturel et cohérent avec sa locomotion .
"ni lâcher , ni forcer la main" je précise que je ne prétends pas être satisfait de ma pratique, cette équitation est difficile.

Christopher Cunningham
Déconnecté
Inscrit: 24/06/2007

J'apprends ici que la main fixe ne saurait être ni élastique ni accompagnante. Curieux.

Je croyais que la main fixe s'opposait à la sortie d'un cadre suffisament élastique, respectueux de l'usage que fait le cheval de son encolure. Et qu'elle ne reculait pas quand le cheval revenait dans ce cadre. Qu'elle n'était pas bornée, qu'elle savait autoriser un nouveau cadre en fonction des nécessités de l'instant. Et qu'un geste équestre, parmi les plus subtiles, consistait à savoir réouvrir l'angle tête/encolure pour sauvegarder la locomotion et le brillant.

Je me suis donc lourdement trompé... Toute une éducation à refaire...

A Denis:

La descente des aides a ses limites, un seul exemple: Peut-on parvenir à maintenir un appuyer jusqu'au bout de la diagonale sans conserver les aides qui l'ont déterminé?  Pire, il faut bien se résoudre à entabler le cheval dans les deux/trois dernières foulées pour rejoindre correctement la piste opposée. Sinon, je préfère "aides décroissantes" à "descente des aides".

A plus.

Hervé
Déconnecté
Inscrit: 07/03/2012

C'est lisible à condition d'avoir la patience requise pour supporter une telle logorrhée.
Mais comme l'expérience m'a enseigné que plus le texte était long moins il présentait d'idées, je n'essaye même plus.

france
Déconnecté
Inscrit: 06/03/2007

@Denis
d'après certains la main peut être fixe mais les doigts sont mobiles : moins de risque de heurts involontaires

PODER Catherine
Déconnecté
Inscrit: 17/03/2006
Denis
Déconnecté
Inscrit: 03/01/2014

d'accord Christopher pour les limites de la descentes des aides
j'ai d'ailleurs modifié ma comprehension de l'emploi des aides en quelques années , j'étais plus pour un minimum d'interventions du cavalier, je crois maintenant que le cheval a besoin peu ou prou d'être encadré physiquement par les aides, qui ne s'adressent pas qu'à l'intelligence mais aussi à son corps.

oui France d'accord également, je fixe ma main dans certains cas, mais je ne cherche pas au préalable à avoir le cheval derrière la main. car c'est la question, faut il un cheval derrière la main ou un cheval dans les rênes.
quelle est la meilleures manière d'obtenir les attitudes justes, la locomotion juste ?

kick ass
Déconnecté
Inscrit: 04/09/2010

Hervé > essayez Tchoupi à la plage.
Denis > mauvaise interprétation, c'est vous qui parlez de peur, pas moi. Moi, je parle de respect et d'intelligence.
Christopher > vous n'avez rien compris, ce sont les mains qui sont fixes et non le cadre, celui-ci bouge constamment.